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Je m'appelle FRANCIE, je suis une Française, fière de l'être et je suis venue m'installer il y a quelque temps déjà au Québec pour étudier, pour y travailler, pour y fonder une famille, bref pour y vivre.

Je suis plutôt de nature curieuse et je n'ai pas peur de grand chose en fait. Je croque la vie à pleine dents. Par contre, je ne me suis jamais vraiment intéressée à la politique.

 

Jusqu'à maintenant…​​

Depuis mon installation et bien que je me sois intégrée au Québec, il m'arrive bien sûr de rencontrer, de travailler ou d'échanger avec des Français et je me suis rendu compte d'un phénomène que vous aussi vous avez probablement constaté : une certaine raideur lorsqu'il s'agit de discuter des sujets dits sensibles.
De fait, il n'est plus possible de tenir en société des propos de bons sens ou tout simplement avoir  un avis différent que celui autorisé sur l'environnement, le climat, l'Europe, l'immigration, la sécurité et même la santé.

On vit au Québec, mais on entend le même discours bobo-urbain comme si étions à Grenoble, Nantes ou Bordeaux…

C'est tellement à l'opposé de tout ce que j'ai connu jusque là : le débat, la contradiction, la discussion, la liberté.
Il y a souvent des moments où dans une discussion, je préfère me retenir de donner mon opinion ; la donner me fera instantanément être qualifié de fasciste - le mot à la mode en ce moment pour exclure du débat respectable toute idée qui va à l'encontre de la pensée dominante.


Je me suis fait traitée de raciste en racontant mon sentiment d'insécurité quand je suis retourné en France l'été passé.
On m'a expliqué que ma position face à une agression devait dépendre de l'origine de l'agresseur et aussi des opinions réelles ou supposées de la victime. Des traitements différents pour le même délit.

Je suis aussi témoin de discours sur la laïcité, sur les rapports hommes-femmes, sur la famille qui me paraissent hors-sol et déconnectés de la réalité, mais qui soutiennent une idéologie qui m'inquiète.

Je fais ce que je peux pour protéger mes enfants - présents ou à venir - de ces discours destructeurs.
Je vois par exemple dans certains établissements AEFE des professeurs avoir des discours ouvertement politiques et militants envers les élèves. 
Je me demande de quel droit. L'école n'est t'elle pas le temple du savoir à préserver de toute idéologie ?

Il y a une sociologie des Français au Québec qui ne me correspond pas et qui -  selon  moi - ne devrait pas être hégémonique dans les institutions consulaires. C'est pourtant le cas.

Tous les Français du Québec ne sont pas wokes, tous ne soutiennent pas le Hamas et tous ne veulent pas être assimilés à des représentants d'extrême gauche ou macronistes (ce qui est souvent la même chose en définitive car ils s'entendent sur le projet de dissoudre la France le plus vite possible)

Le soutien que j'entends pour dé-légitimer les avis dissidents, la grande naïveté des belles âmes autoproclamées, les insultes, le décalage entre les discours bienveillants et la violence envers ceux qui ne partagent pas leurs points de vue me laissent parfois sans voix.

Je vois ce qui se passe en France lorsque la gauche gagne des villes : les élus défaits insultés pour avoir servi leur commune, menacés quelquefois ou des citoyens qui ayant "mal voté" exclus, l'alliance entre la gauche, les trafiquants et les islamistes ravivée, la police impuissante, etc...

Tout cela m'afflige et me peine.

Je remarque pourtant, qu'en discussion privée, de plus en plus d'amis, de connaissances n'ont pas le même discours qu'en public et que eux-aussi pensent comme moi sur beaucoup de sujets.
Leurs opinions évoluent, surtout lorsqu'ils ont des enfants. Eux aussi ont le sentiment que depuis trop longtemps, on leur a raconté des histoires et qu'il est grand temps de réagir.

C'est avec plaisir que depuis 18 mois, je suis le groupement Votre France qui s'est organisé au Québec et ailleurs pour donner une voix aux Français comme moi. Durant ces élections consulaires, je vais commenter la campagne pour vous informer de mon mieux, quelquefois avec impertinence, sur les programmes ou positions des uns et des autres.

 

A bientôt 

 

Francie

 

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