Les catalyseurs de la détresse de la paysannerie
- 18 déc. 2025
- 8 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 janv.
Le 12 décembre dernier une ferme de l’Ariège, où un cas de vache contaminée par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) avait été signalé, se retrouve le terrain d’affrontement entre les forces de l’ordre et les éleveurs après une décision du ministère de l’agriculture relayée par le préfet Hervé Brabant d’abattre les 207 vaches non infectées du troupeau suite à la politique sanitaire mise en place par l’État. Plusieurs vétérinaires n’ont pas voulu abattre les bêtes, l’État les a sanctionné en leur retirant leur mandat sanitaire. 7 gendarmes ont refusé de donner l'assaut (source JDD), ils sont promis à de lourdes sanctions.
Les moyens déployés par les forces de l’ordre
Plusieurs syndicats agricoles dont la Coordination rurale et la Confédération Paysanne sont montés à cette ferme pour faire barrage aux vétérinaires chargés de tuer les vaches en les anesthésiant. Les agriculteurs étaient environ 300.
La préfecture a déployé des forces de police et de gendarmerie sans commune mesure avec la revendication paysanne. 15 blindés, aussi des centaures, véhicules blindés de police, un hélicoptère. Les forces de l’ordre ont donné l’assaut à cette ferme de nuit, ce qui est en principe interdit.
Le préfet de l'Ariège ne sachant pas ce qu'est la dermatose nodulaire contagieuse (DNC)
Les blindés ont retourné les voitures. Des gaz lacrymogènes et des bombes assourdissantes ont était lancés de l’hélicoptère. Un déploiement inédit, une répression impressionnante pour disperser les paysans venus contester cet abattage pour eux incompréhensible.
Voilà comment l’État traite ceux qui nous nourrissent.
Quand on voit ce déploiement des forces comme en situation insurrectionnelle, on comprend que l’État peut, que l’État sait mais que l’État choisit.
On souhaiterait voir ce même déploiement de force ou seulement la moitié quand il s’agit de faire la guerre au narcotrafic. Le gouvernement sait que ce ne sont pas les agriculteurs qui vont brûler des voitures et mettre le feu au pays car les paysans sont consubstantiels aux institutions et aux valeurs françaises.
Les mois de décembre 2025 et janvier 2026 auront été émaillés d’un nombre impressionnant d’actions des agriculteurs, dans un climat global de respect des institutions et des forces de l’ordre, notamment de celles du même monde qui leur font face : les gendarmes.
Un autre exemple : Le 19 décembre dernier, les agriculteurs font face, une fois de plus à des forces de police et de gendarmerie imposantes. Ils préfèrent saluer la France que de monter à l’affrontement.
S’en suit une scène marquante où un genou à terre les agriculteurs chantent la Marseillaise face aux gendarmes avant de quitter les lieux. La voix du respect plutôt que la voie de la confrontation portée par la Marseillaise, le symbole d’attachement profond à la France et ses valeurs.
Merci pour votre courage admirable, votre détermination et votre dignité !
La gestion des crises sanitaires agricoles par les éleveurs
La ministre de l’agriculture Annie Genevard ancienne prof de lettres ne connaissant pas grand-chose au secteur ne voit d’autres solutions que d’abattre ou de vacciner, obéissant ainsi au dogme ubuesque de Bruxelles et trahissant l’élevage français.
Vacciner des millions de bêtes avec un vaccin qui ne sert pas à grand-chose disent les paysans et en tout cas n’empêche pas la transmission.
Ce vaccin a-t-il des effets secondaires sur le système immunitaire des animaux ? Il est impossible d’avoir une réponse. Le vaccin n’est pas non plus la solution car comme pour les humains les vaccins modernes à Arn messager n’ont pas prouvé leur innocuité.
Ce n’est pas la première fois que les éleveurs font face à des épidémies ou à des virus qui menace leur cheptel. Jusqu’à une période récente, on abattait la vache en question et on préservait avec une surveillance accrue le reste du troupeau. Les paysans ont l’habitude de cette façon de procéder et aucune épidémie n’a jamais débordé. Les éleveurs appliquaient la quarantaine comme cela s’est toujours fait dans les épidémies. Dans ce cas, là il n’y a pas besoin d’abattre les troupeaux ni de les vacciner.
Il faut dire que la dermatose nodulaire contagieuse n’est pas si dramatique que l’annonce les pouvoirs publics. Parmi les bêtes touchées seulement 5 % en meurent les autres se rétablissent naturellement. Cette immunité naturelle acquise permettrait de sauver l’ensemble du cheptel.
La France est le seul pays au monde en l'appelant le "dépeuplement" (sic) à avoir recours à l’abattage systématique comme solution de lutte contre les épidémies, phénomène récent découlant d’une directive de l’Union Européenne. Les chiffres du ministère de l’agriculture fin décembre 2025 étaient parlants. Sur 16 400 000 bovins en France 113 foyers et un nombre équivalent de vaches ont été déclarés affectées par la DNC dans toute la France.
C'est la réponse désastreuse d’un gouvernement qui ne veut plus d’exploitants agricoles indépendants.
Les paysans sont révoltés par la politique sanitaire mis en place par l’État depuis le début de cette maladie.
Le contexte de la maladie
La maladie est apparue soudainement en Haute-Savoie le 24 juin 2025 mais l’abattage massif n’a rien enrayé, puisque la maladie a progressé dans l’Ain, le Doubs, les Pyrénées-Orientales, l’Ariège, la Haute-Garonne… Donc la maladie après une phase d’expansion se résorbera sans égard à la politique absurde du gouvernement.
La disparition de ces vaches, de ces taureaux et de ces veaux est la destruction du labeur de plusieurs années, quelquefois de toute une vie et même parfois de la génération précédente. On ne reconstitue pas un cheptel en quelques mois, cela prend des années. C'est parfois la ruine d'un travail génétique qui date de plusieurs générations, des paysans passant leur vie à sélectionner leurs bêtes. C’est une atteinte à la diversité génétique. Où sont les écologistes face à ce massacre d’animaux ?
Cette maladie n’est pas transmissible à l’homme contrairement à la maladie de la vache folle des années 1990. Dans un fonctionnement public régulier, il aurait été évident de savoir raison garder.
C’est la première fois que ce virus apparaît en France métropolitaine. D’ailleurs, personne ne semble véritablement se préoccuper de l'origine de cette épidémie que l’on retrouve plus facilement sous des climats foncièrement différents de la Savoie notamment en Afrique du Sud, en Inde et dans la vidéo ci-dessous à La Réunion en 1992. Où l'on voit que les autorités sanitaires de l'époque n’ont même jamais évoqué un abattage de masse et la maladie ne s'est pas étendue.
Les coups de boutoir portés aux éleveurs :
En 2023, il y avait déjà eu la volonté de limiter de 25 % par une directive européenne le cheptel bovin accusé de compromettre par sa digestion le climat de la planète en émettant du méthane. Cette réduction n’ayant pas abouti à cause de l’aspect grotesque de la farce.
Le nombre de virus qui apparaissant ces dernières années au niveau des animaux depuis le COVID est inusité. On parle de la grippe aviaire actuelle débouchant sur l’abattage de milliers de poulets et de dindes dans les Landes. La fièvre catarrhale ovine (FCO) en recrudescence majeure depuis 2024, la peste porcine...
On peut aussi penser, si on recule un peu la focale, en regardant le problème des contaminations de viande dans leur ensemble et d’un autre côté les pressions pour s’habituer à manger de la viande importée ou synthétique ou des insectes, à une conjonction opportune de ces maladies sur l’ensemble des animaux de consommation. Cela tombe aussi dans la séquence de signature du Mercosur.
Le Mercosur est ratifié par la machine européenne sans se préoccuper de la concurrence déloyale faite à nos agriculteurs. L’agriculture française déjà laminée par la règlementation se voit imposer sur son territoire des produits à bas cout, sans la moindre norme achevant son propre décrochage. Ce type de production est interdite en France. Les clauses de préservation gouvernementales telles les clauses miroirs sont impossibles à mettre en œuvre en pratique. La France ne signe pas le traité alors que le gouvernement est pour, exhibant l'hypocrisie de nos dirigeants dans son expression la plus évidente.

La résistance sera-t-elle décisive ?
Les paysans qu’il nous reste sont particulièrement touchés dans une France qui depuis qu’elle existe accuse pour la première fois en 2025 un déficit de la balance commerciale agricole.
Les directives de l'Union européenne, appliquées à la lettre et même surinterprétées par les autorités françaises n’arrêtent pas d'être destructrices pour l’agriculture et pour l’économie française en général. Les agriculteurs ne veulent pas mourir, ils ne veulent pas d’aides, ils ne veulent pas être des assistés mais simplement vivre de leur travail. Quoi de plus naturel ?
La colère paysanne continue de gronder et de s’amplifier. Se laisseront-ils avoir comme dans le cas des bottes de paille de Gabriel Attal ou les promesses de Macron en février 2019 se proclamant le patriote d’une agriculture française priorité des priorités ?
Au moins dans ces actions paysannes la politique du gouvernement de faire tabasser le peuple français, cette fois-ci les agriculteurs par des gendarmes n’a pas fonctionné. Cette stratégie de non violence portera-t-elle ses fruits ?
La communauté des agriculteurs et des paysans se laissera-t-elle berner par la FNSEA et son président Arnaud Rousseau grand producteur de betteraves, également industriel de l’agroalimentaire (Saipol, huiles industrielles, et multinationale Avril). C’est à ce genre d’industriel que profite et profitera le démantèlement de l’agriculture française et la transformation des exploitations familiales en grands ensembles industriels. Il est loin des préoccupations des petits éleveurs et pour tout dire n'a qu'un intérêt de façade à les soutenir. La paysannerie est noyautée de l’intérieur par ce type de syndicat.
Le lâchage de l'agriculture par l’État
En abandonnant notre souveraineté alimentaire, secteur pourtant stratégique à l’Europe, celle-ci continue de liquider notre agriculture. Nous sommes passés de 1,5 million exploitations agricoles en 1990 à 400 000 aujourd’hui.
On peut se demander à quoi de positif, telle qu’elle est conçue, sert cette Europe sans laquelle, nous dit-on, nous ne serions pas assez forts.
En laissant l’Europe s’occuper de notre agriculture elle l’a tué et s‘acharne encore dessus. Tout simplement parce que les intérêts européens ne sont pas dans ce secteur et que le gouvernement français de renoncements en adhésions aux décisions européennes ne souhaite plus vouloir ce maillage enraciné de petites exploitations, conscience de la France, plus difficile à manœuvrer que les grands groupes mondialistes.
Les gouvernements ont choisi le libre-échange plutôt que la protection des intérêts vitaux de la France. Et pourtant, le seul moyen d’échapper au monde qui se dessine, c’est le retour à la souveraineté et à l’indépendance. On est bien plus fort quand on est autonome.
Puisse cela servir d’avertissement à un autre secteur stratégique français et puissions-nous ne jamais abandonner à l’Union européenne notre industrie de défense.

Quelques mesures de bon sens s’adressant au gouvernement comme solutions :
Arrêtez l'abattage des troupeaux, laissez de côté les normes européennes et françaises préjudiciables pour la paysannerie. Pour retrouver notre autonomie alimentaire, favorisez la production agricole, réduisez radicalement l'importation agricole et les accords de libre-échange aux secteurs concurrentiels.
Rendez aux éleveurs et agriculteurs leur métiers, laissez-les prendre leurs décisions, ce sont eux les professionnels. Remettez en place une supervision bienveillante des autorités sanitaires.
DM pour Votre France

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